Ce que dit l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn

La tragédie du pont de Gênes, en Italie, avait, croyait-on, éveillé quelques consciences en France. Avec à la clef une question toute simple, mais aux implications majeures : « Au fait, qu’en est-il des ponts en France ? »

Le moins que l’on puisse dire est que cette question avait fait tousser dans les préfectures. Et pour cause : personne ne connaît le nombre exact de ponts en France ! Ils sont surveillés, « bien sûr », nous dit-on, mais un par un, comme ça, sans grand plan d’envergure…

Le réveil fut brutal ce matin. Vers 8 heures du matin, un pont suspendu qui date de 1935 – et fut remis en état en 2003 – s’est effondré sous un camion. Alors que j’écris ces lignes, déjà on annonce la mort d’une adolescente de 15 ans. Mais le bilan sera peut-être plus lourd.

Quoi qu’il en soit, ce qu’on soupçonnait devient une cruelle réalité : l’état des infrastructures françaises n’est plus celui auquel nous avons été habitués. En France, tout était meilleur qu’ailleurs : les routes, les ponts, la médecine, l’enseignement, le service postal, etc. Or, désormais il nous faut nous habituer à un nouveau paradigme : tout part à vau l’eau.

Si cette situation met en péril nos vies, nous entrons dans une époque qui risque d’engendrer de nouvelles révoltes.